Dans l’univers des soirées alliant musique techno, tenues fétiches et donjon BDSM, la Torture Garden londonienne fait figure de soirée mythique. A l’occasion d’un séjour berlinois, j’ai donc participé à sa petite sœur, qui réunit entre 1.200 et 1.500 personnes.
Berlin est une ville que j’apprécie beaucoup où les clubs tels que le KitKat, ou le Berghain proposent une aventure sensorielle incroyable. Dès lors la proposition de la Torture Garden Berlin semble être particulièrement alléchante : « faire l’expérience de performances de classe mondiale, des artistes corporels et des designers ; danser pendant des heures sur vos DJs préférés, ou vous aventurer dans les salles de jeux et les donjons » comme on le lit sur la page d’accueil du site de l’organsiateur.
Je me rends donc à la TG Berlin qui se déroule dans un théâtre au cœur de la ville. Son impressionnante façade, éclairée de rouge pour l’occasion, est pleine de promesses. L’intérieur du lieu est en lui-même magnifique de par ses volumes et sa déco.
Il y avait une incroyable diversité de personnes eportant des tenues tellement créatives, majoritairement en latex. Là aussi, cela aurait pu faire penser que la soirée allait être une orgie de sensualité et de débauche, mais cela ne fut malheureusement pas le cas.
Avant de rentrer dans les détails de notre ressenti, il est important de dire que le personnel de la soirée a été super gentil, avec une mention toute particulière à Lexy et Gary en charge du donjon. Beaucoup de membres du staff circulaient en permanence dans tous les espaces afin de s’assurer du bon déroulement de la soirée, c’est très rassurant, surtout pour les nouveaux venus.
Concernant la musique, on aime ou on n’aime pas certains DJ, mais les goûts et les couleurs… Sur les shows, de ce que j’ai vu, en live ou sur les réseaux, c’est… du déjà vu, sans grande originalité ou sensualité et donc plutôt décevantf. La scénographie est une catastrophe, les artistes se produisant dans une totale obscurité, les lumières étant dirigées ailleurs ! Les défilés, ont été d’un classicisme affligeant malgré la présence de superbes marques telles que Chronomatic Latex.
Pour ce qui est des espaces de jeux, le site de la soirée parle de donjons au pluriel… Dans la réalité, il n’y a qu’un seul espace dédié au BDSM. Les deux cages situées de part et d’autre du dancefloor principal, ne rentrant pas dans ma définition d’un donjon.
Le donjon est situé au 3ème étage, il faut donc constamment monter et descendre pour profiter aussi des autres niveaux avec bars et dancefloors. Ce donjon est assez étroit, mais bien agencé et comporte 3 bancs de fessés, une croix de Saint-André et une table d’étirement… tout ça pour 1.500 personnes ! Cet équipement anémique aurait pu être ridiculement faible. Mais dans la réalité, le nombre de participants devait plutôt être autour de 800… qui se sont révélés être très peu joueurs !
Dès lors le donjon (comme l’ensemble du théâtre) était peu rempli et je m’en suis donnée à cœur joie avec de nombreuses délicieuses soumises une bonne partie de la soirée, monopolisant de fait l’essentiel du donjon pour moi toute seule !
Je garde au final de cette TG Berlin un très bon souvenir de mes rencontres, mais quel domage de n’avoir pas avoir retrouvé la folie habituelle à Berlin.
Crédit photo : Tsholding